LES
CHRONIQUES DE SUBMERGE PAR LE SUBLIME
PERTE
ET FRACAS site
Loisirs "Submergé par le sublime" : Venir de Poitiers,
y a pire. Surtout quand on s'appelle Loisirs. Une ville qui les a vu
grandir pour un groupe qui ne veut pas moisir. Deux années après
Glamoroso, ils remettent le couvercle en s'enfermant dans le fin fond
de l'Indre et Loire à l'abri du monde et de son ire. Ne pas mollir,
sentir d'où vient le vent et rester groupir pour s'occuper de
tout soi-même. Je parle de l'enregistrement car pour les labels,
ils sont quatre à les subvenir. Loisirs continue de courir après
un rock'n'roll noisy et émotionnel, sur les traces d'un Robocop
Kraus avant que ces derniers soient à bannir et l'énergie
revigorante d'un At The Drive In, soupir. Mais vous pouvez également
abolir ces références, c'était juste une base (à
loisirs) pour mieux les saisir. Submergé par le sublime est un
piège à gonzesses, rempli de mélodies pour jouir,
sans prise de tête, de voix, seule, en couple, en chur,
presque trop, bondir sur des lignes de guitare, s'esbaudir sous les
touches d'un synthé bourré d'électronique qui s'est
fait engloutir et une section rythmique qui n'est pas là pour
s'attendrir. Un album homogène sur lequel se faire frire. Et
comme Loisirs a pris le parti d'en rire, du titre de l'album aux titres
des morceaux (Dindon, Clafoutis, Taloche, etc
) en passant par
la pochette signé Bouzard (le père de la BD Plageman)
et la bio que vous ne pouvez lire, on ne peut que ce nouvel album applaudir.
Plaisir continu qui se prolongera sans cette chronique avec qui il faut
en finir. Poil aux Loisirs. SKX
X-MIST
site
NEW 2nd full album by these fine frenchmen! 9 new songs (unfortunately
again as CD-only!) of rocking YéYé-Emo-Post-Punk, sounding
like a mixture of ROBOCOP KRAUS with YELLOWPRESS.
Armin X-MIST Mail Order (12/2005)
TRISTE TEMPS
site
Loisirs "submergé par le sublime" Voici donc le deuxième
album de Loisirs qui fait suite au remarqué et non moins excellent
"glamoroso". Ce nouvel opus commence fort en nous gratifiant
d'un digipack magnifiquement illustré par le talent de Bouzard.
Si vous ne connaissez pas cet auteur de BD, je vous conseille de jeter
un il sur ses différents ouvrages qui sont tout bonnement
hilarants. "The autobiography of me too" et "plageman"
(pour ne citer qu'eux) en sont le parfait exemple. A l'écoute
de "submergé par le sublime", je pourrais dire qu'on
ne change pas une équipe qui gagne ou plutôt une musique
qui gagne car ces 9 titres sont tout à fait dans la lignée
de leur premier album. On retrouve avec plaisir cette étonnante
énergie rock alliée à un parfait sens de la mélodie.
Tous les morceaux s'enchaînent sans broncher pour former un album
des plus homogènes. Mais ce serait un tord de penser que celui-ci
est fade ou linéaire. Au contraire, Loisirs arrive à nous
transporter dans différentes sphères émotionnelles.
Les nappes mélodiques du clavier et de la guitare peuvent à
tout moment provoquer un déhanchement incontrôlable de
tous vos membres. Ecouter les énergiques "bridges"
ou "taloche" pour vous convaincre. Mais ces Poitevins démontrent
aussi au travers de "dindon" et "cheyenne", qu'ils
peuvent ralentir le rythme et jouer une musique plus posée qui
n'a pas peur de revêtir un visage un peu plus mélancolique.
Les voix qui sont soient hurlées ou chantées se mélangent
habilement à cette richesse musicale et apportent encore un peu
plus de relief à chacun des titres. "Submergé par
le sublime" est donc un album réussi qui sera une bande
son agréable et revigorante pour le rude et monotone hiver qui
s'annonce ! M. (21/12/05)
THE ELEPHANTS
site
Voili voilou, le nouveau *Loisirs*, que je n'attendais pas arriver si
rapidement d'ailleurs ! Enfin il est là, bien beau, bien glissant,
coloré, joyeux... on s'arrête plus sauf quand il s'agit
d'insérer le cd dans le lecteur. Oui, malheureusement, ce disque
est un peu une déception, pour ma part. Enfin attention, c'est
pas non plus une peau de banane, non, non, mais voila, la joie de la
découverte et l'enthousiasme du post-punk/emo made in Poitiers
passe moins bien. Quoique */Cheyenne/* et l'intro de Police façon
Eniac restent quand même de grosses boulettes! Mais je sais pas,
y'a un truc qui coince, peut-être la surexcitation non-stop. Bref,
le nouveau *Loisirs*, c'est tatoué en couleur, mais je suis déçu,
et j'en suis presque désolé. Vivement les retrouvailles
sur scène. Jules (12/2005)
PUNK RAWK
Le « meilleur groupe de branleurs américains de Poitiers »
nous fait le bras dhonneur de sortir un deuxième album
aussi frais et original que « glamoroso » sorti
il y a deux ans. Y a pas à dire, ça fait mal au dent.
Une énergie sans faille (tiger, bridges), une envie de danser
rappelant Gang Of Four (dindon, cheyenne), un clavier (sans Christian),
sans oublier des noms de chansons à coucher dehors (la palme
revenant à clafoutis), cela fait un bien fou de revenir à
lessentiel, la musique. Pas de poses, pas de mèches, juste
du rien à branler brillamment exécuté. Y a pas
à dire, Loisirs ça tatane la gueule !
Fabien Rivenet (12/2005) Punk Rawk n°22
BOKSON
site
Il y a deux ans, "Glamoroso", premier album des poitevins
de Loisirs, laissait entrevoir un talent incontestable et voyait son
géniteur s'ajouter à la courte liste des formations françaises
à surveiller de près. De très près. Alors
quand arrive son successeur, "Submergé Par Le Sublime",
on se remet au garde à vous, l'excitation règne, on tremble,
sans pour autant douter du résultat final.
Revenu sur des terres plus fertiles au rock indépendant français,
Loisirs garde ici la même recette musicale, et s'est "juste"
contenté de la faire évoluer pour sonner encore plus mature
que sur sa première galette. La production est déjà
bien meilleure, les plans de clavier sont moins présents et mieux
gérés au profit des guitares mises un peu plus en avant,
et le chant fait également forte impression en élargissant
sa palette. Sans surprise, ce type de post hardcore émo, que
seul l'Ouest de la France est capable de fournir (pour ne pas citer
Poitiers, trop réducteur, même si on le pense bien fort),
fait toujours mouche tant il déborde de tensions, et saupoudre
quelques mélodies au-dessus d'une tambouille rock et noise bourrée
d'EPO. Les titres efficaces fusent, piochant autant dans le punk et
le hardcore, que la pop et la noise: de l'intemporel "Bridges"
d'ouverture aux plus actuels "Taloche" et "Dindon",
en passant par le contrasté mais néanmoins excellent "Paloumet",
ou les tout aussi intenses "Clafoutis" et "Petit Déjeuner",
inutile daller chercher des poux dans la tête de ces rockeurs
invétérés, ces neuf titres de "Submergé
Par Le Sublime" ne souffre d'aucun faux-pas.
Une nouvelle fois, le quatuor semble avoir tracé sa route sans
se soucier du qu'en dira t-on. L'autodérision palpable notamment
à la lecture des titres de morceaux, l'imperméabilité
légendaire de Poitiers aux ondes radiophoniques et télévisuelles,
et le je-m'en-foutisme du groupe pour tout ce qui peut être extra
musical, ont poussé celui-ci sur la voie d'un album efficace,
à la fragilité sous-jacente, qui laisse le temps effacer
les quelques influences encombrantes du groupe, At The Drive In en tête.
Derrière ce digipack à la pochette classieuse se cache
le nouvel album d'un combo unique en France, dont les arrières
pensées ne sont, pour une fois, que musicales. Un cas décole
Mathieu
(7/01/05)
SHOOTMEAGAIN
site
Alors, est-on submergé par le sublime à l'écoute
de ce nouvel album des français de loisirs ? Je n'irai pas jusque
là. L'album est bon, ça ne fait pas de doute, mais pas
à être submergé par le sublime ! D' ailleurs l'est-t-on
encore souvent ? Dès le début de l'album, on retrouve
la touche loisirs. Pas de doute, on sait à quel groupe on a à
faire. C'est toujours aussi efficace, aussi émo sans être
cliché. Les voix sont toujours aussi bien, claires et criardes.
Il me semble que le clavier à été mis un peu en
retrait par rapport aux guitares, ce qui n'est pas pour me déplaire.
On ne trouve pas de hit single évident sur l'album. L'ensemble
des compositions demeure homogène, mais de qualité, sans
évidence. On retiendra néanmoins 'clafoutis' et son air
entêtant, 'police' avec une introduction à la batterie
bien efficace et dindon, un morceau presque pop sans tomber trop dans
ces pentes sablonneuses. A l'écoute de cet album, on se rend
compte qu'il y a beaucoup de plaisir et d'amusement et cela se retranscrit
pas mal dans l'ambiance générale d'un album efficace.
Ce deuxième opus confirme donc le bien que l'on pense de loisirs
même si j'ai l'intime conviction qu'ils peuvent encore faire mieux.
Ce sera probablement pour le troisième album ! Ben (9/01-/2006)
PRESTO / ROCKMYDAYS
site
Il aura fallu pas moins de quatre structures coproductrices - et non
des moindres - pour venir à bout du défi colossal que
représentait lenregistrement dun digne (ou pas) successeur
au Glamoroso de 2003, première uvre référence
de lautoproclamé meilleur groupe de branleurs américains
de Poitiers. Beaucoup de pressions (surtout celles relatives à
une boisson euphorisante houblonnée), un lieu denregistrement
à la pointe de la hype (un coin paumé de lIndre-et-Loire)
et de brillants consultants en noms de marque (pour trouver des titres
de singles aussi exportables que Dindon, Clafoutis
ou Taloche). Hardcore cultivé ou rock indé
tendance dure, influencé Superchunk ou Fugazi, Submergé
Par Le Sublime (titre de lannée, on sincline
bien bas) fait dans le défoulement mesuré : on y hurle,
on y dynamite en déstructurations décomplexées
les manières habituelles de composer, on y libère des
tonnes dénergies, brutalement en brèves phases orgasmiques
avant reprise des esprits (Tiger), on y tord les cordes
(vocales et de guitares) de façons extrêmes, presque douloureuses.
Jouissifs changements de vitesses, sans crissement mais avec force,
Bridges, Cheyenne ou les déjà
nommées ne deviendront hits que pour les névrosés
ou amateurs invétérés dadrénaline
(de testostérone ?), mais quels hits : indépendants jusquà
la moelle, érudits dans leurs propos et sauvages dans les formes.
De quoi être aisément submergé par trente-et-une
explosives minutes de stress contrôlé
Jubilatoire.
Julien Courbe (9/01/2006)
ROCKSOUND
Depuis quelques années maintenant, Poitiers est devenu léquivalent
français de Washington DC : On y trouve la même énergie,
la même envie de sortir des sentiers battus, le DIY vissé
au corps et le même doigt érigé très haut
face aux modes. Au côté de Myra Lee, Microfilm ou encore
Epileptic, Loisirs représente tout ça, même si ses
membres sen foutent. Dailleurs, ce deuxième album
sent le je-men-foutisme classe et décomplexé. Le
successeur de « glamoroso » offre neuf titres
dans un classieux digipack où sentrechoquent énergie
débordante, groove et mélodie à fleur de peau.
Parmi toutes ces pépites dor aux noms étranges (petit-déjeuner,
taloche, clafoutis). « dindon » rappelle autant
le meilleur de Gang of Four que celui dAt The Drive In. Sans maîtrise,
la puissance nest rien. Mais quand les deux sont là, ornées
dune vraie fragilité, on est face à un grand disque
et « submergé par le sublime » en est un.
F.R (01/2006) Rock Sound n°142
WILRECORDS
site
Le groupe de Poitiers a encore frappé très fort avec ce
très joli digipack super craquant qui offre 9 chansons submergées
par la beauté et léquilibre des mélodies.
Comme leur premier album, on pense souvent à Robocop Kraus mais
les bases se trouvent certainement entre At the Drive in et surtout
Fugazi au niveau de la rythmique. Par exemple, le titre « petit
déjeuner » est un parfait mélange des deux références.
Lun des deux chants se rapproche souvent de ATDI. Ont prend un
plaisir immense à écouter ce disque qui a tout pour frapper
en plein coeur ceux qui aiment lemo rock. Ce groupe est au top
! (Chris)
PEPPER ZONE
site
Après un split sortis avec leur pote de Myra Lee et surtout un
premier album intilulé « Glamoroso » quon vous
recommande grandement, et qui permit à Loisirs denchainer
pas mal de concerts, dont notamment une bonne prestation au festival
de Dour qui mavait bien plu. Lheure du second album est
donc arrivée. Un titre en français donc (« submergé
par le sublime ») et multi coproduction puisque pas moins de 4
labels sont sur le coup (La machoire, Theatre records, Dora Dorovitch,
Rejuvenation records). Un second opus qui fait mouche à quasiment
tous les instants, on vous prévient davance. Production
excellente, visuel soigné et 9 morceaux vraiment géniaux,
qui nous prouve bien que Loisirs est le combo « le plus américains
» de Poitiers. Le post-HxC émotionnel teinté de
noise et dindie rock des poitevins rappelle les meilleurs noms
de la scène américaine et Européenne (en vrac :
Fugazi, At the drive in, Division of laura lee, The robocop kraus, Kurt,
et on en passe
). Des chansons impeccables, regorgant dénergie,
démotions et de créativité, on en demandait
pas tant presque
Un parcours sans faute quon applaudit des
deux mains, et quon recommande chaudement. Le sublime a parfois
du bon
- Punk sportif
LES
CHRONIQUES DE GLAMOROSO
"
De loin le meilleur disque de Loisirs " -
Les Loisirs
" Une incroyable virtuosité au clavier " - Bifi, clavier dans Loisirs
" Et attends d'écouter la basse" - Gregcon, bassiste dans Loisirs
" Une production énorme " - Les producteurs
" C'est un peu gras, mais sympa" - Cuisine Magazine
" Le boitier est solide, on peut aisément caler des meubles avec" - Armoire Normande Hebdo
PUNK.RU [webzine
russe !!! - attention traduction automatique] - site
This group is little-known in Europe, it is entirely unknown in Russia
(that I think not entirely amazingly), but it they perfectly well know
in itself on the native land - in France. It can be few in the course,
that this country is famous not only by fragrant perfumes and El'fiyevoy
tower, but also with a countless quantity of all possible exceptionally
steep and ka1fovo- stylish groups, which 4 for itself after lately opened
set. So here, Loisirs - one of those groups, whose stylistics it is
difficult to squeeze into some specific prevailing framework. But I
can say with the precise confidence that that that they make - this
steeply, svezho entirely cannot be usually and standardly for take in
Soviet listener (read "sovkacha of":)). Children play sufficiently stylish
indi- fate at the joint with the emo -pankom. And in spite of the presence
of prefix "emo" does not be worth being strained and changing its even
without that sullen face by entirely acid yebalo, since tyuere are no
sopel' here. Only rock-Andes- hollander! 4 not to the fraud:)). But,
perhaps, the bargaining asset of this band - this is very juicy to the
place reverberating organchik, with the aid of which they issue simply
space melodies, giving to sounding atmospheric old-fashionedness. Also
are competently arranged the vocal parties, broken on two - one clean,
a little zhevannaya in the spirit of old garage English groups, another
- contemporary skrimo. Having only heard organ entrance to the first
thing"Paquerette" - I understood that the group uncommon and will be
pleased to me accurately - so it there is! There is not one weak composition,
which would be background or dilution of basis. Everything sounds very
organically, and it is self-sufficient. On the plate only Heath, that
is to say - 11 (one of them instrumental) of brisk, energetic, by the
places melancholy things, and certainly as the consequence of entire
this not without the movement of "hysterical prednarkoticheskikh dosages".
As they themselves declare: "we are created in order to fulfill simple
music for the simple mental abilities". In my opinion so it must be,
although I will not say that their music is not separately complex -
it is simply too good. Yes even children themselves on themselves are
very amusing, judging by fotkam on their site, which I without fail
advise to visit. Kolektiv finds its influence in such groups as: Shotmaker,
Milemarker, Robocop Kraus and The Rentals. If you heard anything about
similar and were familiar with them, then Loisirs for you they will
arrive on the taste. Pleasant appetite! - Rumon
MELODCIK -
site
On pourrait dire de ce " Glamoroso " que c'est
un disque coup de poing comme on en entend si peu & Un album incroyable
d'intensité, se situant quelque part entre Unlogistic, Fake Hippy,
The Robocop Kraus et At The Drive-In (oui, oui &).
Mais serait-ce suffisant pour résumer la surprise que nous a
procurée un tel objet ? Car, il y a tout d'abord l'étonnante
ouverture d'esprit, si je puis me permettre, de ce rock puissant et
sans concession & Une musique qui lorgne tour à tour vers
des sonorités new-ave (à la faveur d'arrangements synthés,
disséminés un peu partout), mais qui sait aussi se faire
douce, subtile et incroyablement mélodique. Chaotique, diront
certains, mais pourtant impeccablement maîtrisée, et équilibrée.
Pourtant, l'ensemble reste noisy. Brutal, comme joué sur le vif,
à toute vitesse, avec une certaine violence & Instinctive,
la musique de Loisirs devient terriblement vraie. En cela, on pense
à Unlogistic, à cette façon de tout donner d'un
coup, sans même crier garde. Alors tout à coup, c'est l'explosion.
La batterie donne tout ce qu'elle peut, pour soutenir, ces guitares
s'envolant dans une succession d'accords mineurs et décérébrés,
cette voix plaintive, et ce synthé, lointain et virevoltant.
Myra Lee, confrère de tournée et de split, avait déjà
surpris son petit monde & Loisirs peut maintenant mettre une grande
baffe à qui voudra bien prêter une oreille, un peu plus
que distraite, à sa musique. On ne voit rien à redire,
tout y est & De la production, plus qu'honorable, à la volonté
d'innover et renouveler un genre, post-harcore, que certains croyaient
éculés &L'album français de cette fin d'année.
CAFZIC
Etant donné que mes connaissances musicales sont relativement
réduites dans le domaine défendu par LOISIRS, avant de
parler des sensations que l'écoute de l'album m'a
procurées, je vais vous citer quelques noms de groupes
censés défendre le même univers que le groupe
poitevin : Shotmarker, Millemarker, Robocaup Kraus. Maintenant que
c'est fait, parlons plutôt de ce que j'en ai pensé. Si
l'approche est assez difficile d'accès pour des compos
tiraillées, tendues, chaotiques, l'ensemble reste vraiment
excellent et c'est en fait par l'énergie qu'on y déploie,
l'intensité du son, le chant sans habillage, souvent
scandé d'ailleurs que la machine s'emballe pour offrir un groupe
déchaîné. Les structures de morceaux ne sont pas si
simples que cela, ce n'est qu'une apparence. "Glamoroso" fait partie de
ces albums que l'on ne voit pas venir mais qui finalement l'air de rien
impose un style, un son, une énergie peu conventionnelle qui
scotche et font les grandes réputations, celles qui durent.
Dès la première écoute, les lignes vocales
caractéristiques et dévastatrices, les rafales de
mélodies accrocheuses ou souvent le son du synthé mis en
avant différencie le groupe et lui accorde un potentiel unique,
ardent et surtout rutilant ! Un nouvel univers à
découvrir & (NQB).
NOVAPLANET
- site
Vous avez pensé récemment à vous faire une
crête ou vous remettre au pogo? Qui sait, c'est peut-être
le moment avec Loisirs. Formé en 2000 à Poitiers pour
"faire de la musique de jeunes tatoués par des vieux gras", une
envie de se faire des concerts dans des MJC et une réput' de
groupe de branleurs.
On est quand même loin du skate core basique, des rigolos qui
bougent leurs crinières en rythme, ce qui nettoie leurs baskets.
Ici, on est plus dans une ambiance emo-core à la Fugazi, avec
des touches d'électro-bizarre qui donnent aux morceaux leur
originalité. Pour un bon moment d'excitation et l'envie de se
donner la pêche tout en appréciant les subtilités.
- RSC
BENZINE
- site
Loisirs est un groupe originaire de Poitiers, chantant en anglais. Un
groupe "de vieux gras" jouant de la musique de jeunes. C'est ce qu'on
apprend en lisant la biographie du groupe sur le site du label.
Aïe ! est-on été tenté de dire quand notre
rédacteur en chef bien aimé nous a transmis la galette
pour écoute et chronique."Parce que je crois que c'est plus ton
style" a-t-il cru bon d'ajouter, et cette phrase me semblait tout sauf
engageante. Décidé à monter au casse-pipe, j'ai
lancé le CD sur la platine.
Et soudain, un poids lourd de la trempe de Mike Tyson m'a
balancé un violent crochet aux oreilles. Loisirs c'est de la
puissance, du gros son rock gras et un peu crapuleux . Glamoroso c'est
de l'énergie maligne à l'état pur. Un bain de
jouvence tel que le prédisait la bio ; auquel le
côté "vieux gras" apporte la maturité, la
réflexion et l'originalité artistique. Difficile, dans
cet orage électrique, de savoir quel titre pourrait servir de
single de lancement au groupe. La petite quarantaine de minutes du
disque se présente d'ailleurs en bloc à l'auditeur, sans
pic ni baisse de régime. Nous nous laisserons, comme tout le
monde, porter au fil de ces 11 titres faits de punk, de pop, de rock,
et de garage & Excusez du peu.
L'album aurait-t-il contenu trois singles évidents ? Il
détrônait pas mal de tocards du "marketo-panthéon"
du "retour au rock" qu'on tente de nous vendre ces derniers temps. Mais
ça ne semble pas le but de Loisirs qui éclate et fait
partager le plaisir évident que le groupe a à faire du
bruit ensemble.
Si on se réfère encore une fois à la bio du
groupe, c'est du côté de Shotmaker, Milemaker ou Robocop
Kraus qu'il faudrait aller rechercher des influences au groupe. On a
envie de la croire. Pour deux raisons : Votre serviteur n'a pas la
moindre idée de qui sont ces groupes de référence,
mais aussi parce qu'à l'exercice périlleux de la
comparaison, on se retrouve confronté dans le cas de Loisirs,
à n'en trouver aucune ; ou une légion de
possibilités toutes aussi peu efficaces qu'inappropriées.
Ici, on retrouve le crachat à la face du monde lancé par
un hypothétique Joe Strummer, là c'est la batterie
martyrisée qui fut un jour la marque de fabrique de Therapy?.
Ici, ce sont les plages de Fender distordue rappelant les
envolées des vieux Placebo. Là c'est l'énergie
punk-pop de Ash ou de Green Day, la production toute pourrave des
Strokes. Ici encore, on croit reconnaître la voix en retrait des
premiers Ride ou la manipulation de la structure des titres, style
Daydream nation des Sonic Youth. On est pas dans la merde ?! Mais
comment fait-on pour chroniquer notre pur plaisir d'auditeur ? Comment
rend-t-on l'envie d'envoyer d'un coup de pied sa table de travail
valdinguer par terre et l'irrésistible attrait à balancer
la tête dans tous les sens ? Nous citerons une dernière
fois la bio du groupe, pour se mettre d'accord avec elle : Loisirs,
c'est bel et bien le " meilleur groupe de branleurs américains
de Poitiers " & Mais surtout prions pour qu'ils ne changent pas. On en
redemande ! Denis
CLARKNOVA
- site
"Foncer dans le mur en klaxonnant". J'adore cette image. Elle
reflète parfaitement l'effet produit par cette nouvelle sortie
de la belle ruthénoise Dora Dorovitch. La pochette du disque
sent le sable encore chaud de septembre, l'été
prolongé à coups de substances illicites, l'amour de
vacances pas fini mais déja nostalgique. Le meilleur groupe
américain de Poitiers ne déçoit pas : l'album
"glamoroso" roule au taquet, avec une étonnante maîtrise
de la rage. Tout va très vite, le temps est compressé.
L'album est court et s'écoute d'une traite.
De l'ouverture nerveuse et élégante ("Paquerette") qui
sent le dopage à plein nez (pour ma part je ne sais pas jouer de
la musique avec cette tension et à cette vitesse) jusqu'au
décidemment fantastique "3 mr.right", en passant par le
synthétique et néanmoins puissant "85" qui me rappele un
excellent live de Add (n) to x, tout n'est qu'énergie,
sincérité et cohérence du discours. Loisirs est un
groupe de vrais-faux branleurs, qui sculpte dans son explosivité
avec finesse et classe. Etre aussi tendu, ça se travaille.
Destiné à ceux qui aiment le rock, sans adjectif
qualificatif, ni sous-genre, glamoroso met en forme et en
colère. Glissez ce disque dans votre autoradio, et vous perdrez
vite fait des points sur le permis. C'est étrange cette
capacité d'un groupe à communiquer son état
d'esprit : là, par exemple je me sens sautillant et
musclé. C'est très agréable.
Franc du collier et riche, cet album mérite un sort à sa
hauteur. Quant au live, on m'a dit que c'était quelque chose.
Venez nous voir au Fantomas, à Toulouse, le 27 septembre, pour
juger sur pièces. De plus vous pourrez nous tripoter en vrai. A
écouter en vitesse, en tous cas & - Julioff
NOTEVREYONEAGREES
- site
Surprenant, envoutant, original, frais, épatant...je ne pourrais
vraiment trouver le meilleur superlatif pour qualifier cet album.
Premier album après un split 45t avec leurs collègues de
Myra lee, on attendait avec impatience la suite de l'aventure Loisirs.
On s'empresse donc de mettre le cd dans la platine et dès
l'intro de pâquerette, c'est la claque. On est tout de suite pris
de l'ambiance avec une irrésistible envie de danser proche de
l'effet Robocop kraus. Tout en rappelant Fugazi ou d'autres groupes
dischord (Q and not U), Loisirs développe son propre style et
c'est tellement réussi que l'on en vient a se dire que c'est
assurément l'album de cette rentrée et sûrement
l'un des trois meilleurs disques français de cette année.
Les mélodies sonnent sans pour autant respiré le
déjà vu omniprésent en cette période de
recyclage musicale bas de gamme. Avec ce disque, la preuve qu'il n'y a
pas besoin de gros moyen mercantile pour faire un disque qui marque,
reste a savoir si vous serez pas bête au point de passer a
coté de cette perle. Vous avez besoin d'une preuve, allez donc
sur www.doradorovitch.com écouter les pépites que sont
pâquerette et zupergeil !!!
PRESTO
On ne connaît pas personnellement les éminents membres de
LOISIRS mais comme ils se proclament eux-mêmes officieusement
"meilleur groupe de branleurs américains de Poitiers", on
n'hésitera pas à utiliser aussi ce qualificatif un peu
radical pour agrémenter cette chronique d'un soupçon de
ton trivial. Branleurs, donc. Certes, on verrait mal des dandys poseurs
se compromettre avec cette musique primaire (primale, primitive ?) aux
influences de seconde zone (les indispensables Truman's Water en toile
de fond) mais au résultat de premier ordre. Leur rock brut et
dissonant, vaguement démodé (malgré un clavier qui
évoque parfois le meilleur de The Faint) s'épanouit en
des morceaux hystériques, sauvages et magnifiques d'urgence
("Trezegoal", "Zupergeil", "Sons Of Disco" en tête) à
grand renfort de textes plus hurlés que chantés et de
quelques euphorisants passages presque a capella. Bande Originale
idéale des claquages de tête contre les murs, ces
chansons-là ne font pas que tenir la route, elles l'empoignent,
la serrent violemment, la forcent. Au delà des clichés,
c'est l'approche instinctive et immédiate du rock, son
côté instantané et libérateur, qui font
l'attrait principal de ce groupe, ivre de défoulement et
affranchi de toute règle, qu'on rapprochera des géniaux
estoniens de Guruhark, juste pour faire son branleur en citant un
groupe noisy improbable mais qui existe bel et bien
(www.sewercide.ee/guruhark.html). Branleurs, encore. Peut-être le
meilleur adjectif avec lequel on puisse conclure. Le rock est bien une
question de sexe & Julien Courbe
BOKSON
- site
Ceux qui ne connaissent pas Loisirs et ses membres mais qui vont
régulièrement traîner leurs guêtres dans les
concerts poitevins ne peuvent que les avoir déjà
croisé. Activistes, organisateurs de concerts, techniciens ou
simples spectateurs, ces gaillards ont digéré bien des
décibels du Confort Moderne, entre autres, avant de fonder
Loisirs en 2000 et de mettre au monde ce "Glamoroso", véritable
petite perle made in France comme on en attend jamais, qui pourtant
vous baffe la gueule et qui ne bénéficiera sûrement
pas d'une médiatisation méritée; mais ça,
dans notre beau pays à la culture largement défendue, on
commence à y être habitué. Petite
référence à l'américanisme grandissant
avant de se lancer dans ce premier album du "meilleur groupe de
branleurs américains de Poitiers" &
Fidèle à la scène musicale de sa ville, Loisirs
semble imperméable aux modes et ne se laisse influencer que par
sa connaissance musicale acquise au fil des ans. Ainsi, c'est plus du
côté de Fugazi, At The Drive In, Shotmaker ou Robocop
Kraus que des derniers phénomènes rock qu'il faut aller
chercher quelques ressemblances. Passer à la radio ou sur
quelques chaînes câblées semble être le
dernier souci de ce combo transpirant l'intégrité et qui
redonnera incontestablement le sourire aux derniers nostalgiques de la
période post alternative. Le cSur et les tripes, seuls chefs
d'orchestre de ce "Glamoroso", permettent de mettre au monde une grosse
dizaine de titres hargneux baignés dans le rock, le punk,
l'émo, le hardcore, la pop, le garage et ou la tension reste
palpable de la première à la dernière seconde.
Jetez une oreille sur les efficaces "Pâquerette", "Nightshift",
"Zupergeil", ou "3 Mr Right" pour avoir la preuve du large talent du
groupe et d'en être définitivement convaincu. Un seul
souhait pour la scène française, que ce
phénomène se propage à vitesse grand V & Matthieu
INDIEPOPROCK
- site
La sortie de cet album de Loisirs ne fait que confirmer ce que l'on
pensait : Dora Dorovitch est bel est bien un label "ouvert", pas
même dépendant d'un style de musique. Apres le rock
hybride de Téléfax, le hip-hop déjanté de
Panti Will et les collages folktroniques de Thomas Méry, Dora
nous présente "Glamoroso", premier album des poitevins de
Loisirs, dont le disque sort quelques temps après un premier
split 7" avec Myra Lee.
D'entrée de jeu, le ton est donné : "Pâquerettes",
starter ultra energique, nous montre que Loisirs est la pour faire
bouger les choses. Le refrain accrocheur et la touche
éléctronique de ce premier morceau y arrivent amplement!
alors qu'on pourrait les classer à tort de groupe
"émo-core" (une scène dans laquelle ils n'evoluent pas
vraiment, de toute manière..), Loisirs se contente de pondre des
compos énergiques et sauvages qui fort heureusement ne tombent
jamais dans le systematisme. "Nighshift" est dansant à souhait,
"85" met un le punk à la sauce noisy-rock.
En bref, le premier album de ceux qui s'autoproclament les "meilleurs
branleurs américains de Poitiers" est le disque qu'il vous faut
en cette rentrée pour bouger sur du rock n' roll rapide et
efficace !! Par Ju
NOBRAINNOHEADACHE
- site
Après avoir partagé un split avec leurs camarades de Myra
Lee, Loisirs, auto-proclamé " meilleur groupe de branleurs
américains de Poitiers ", nous livre avec " Glamoroso " son
premier album. A priori la formation évolue dans un univers
musical connu et reconnu. Pourtant la détonante mixture "
bordélopunkgaragenoisyrockeighties " du groupe qui n'est " ni
sponsorisé par Eastpack, ni enregistré par Steve Albini "
semble relativement efficace. Onze titres qui vagabondent entre le punk
désarticulé de Unlogistic, les synthés new wave de
Milemarker, l'humilité d'un Fugazi et les déhanchements
frénétiques dignes de Robocop Kraus. " Glamoroso " est
une production très intense, riche en énergie et emprunte
d'une spontanéité palpable à chaque instant. C'est
donc en toute simplicité que Loisirs nous offre une
véritable petite bombe pas réellement
révolutionnaire mais particulièrement réussie.
Certainement " le meilleur groupe de branleurs américains de
Poitiers ". A découvrir absolument, pour adultes et
adolescents &On vous conseille : The Robocop Kraus, The Oliver Twist,
Milemarker, At The Drive In , Unlogistic, Fugazi, Shotmaker &
FLUCTUAT
- site
Après un split 45t en compagnie de Myra Lee et une féroce
réputation scénique, Loisirs éructe de 11 titres
rageurs, punks, appliqués, et avec un maximum de chien. Vous
voulez du gros, du nerveux, du qui tache et qui sent le cambouis ?
C'est par ici.
Ce cd nous parvient au beau milieu de l'été, alors que la
canicule fait rage et que tout le monde roule les fenêtres
ouvertes. En passant devant les terrasses de cafés
désertées car brûlantes, les salons de jardin en
plastoc finissent de fondre sous les vibrations crachées par nos
enceintes. Un peu plus tard, quand la voiture file sur la nationale qui
longe des prés carbonisés, ce sont des ruminants
rachitiques qui prennent peur devant le ronflement tonitruant. Si des
silhouettes noires en carton ne jalonnaient pas notre parcours pour
indiquer le nombre de tués à cet endroit de la route, on
aurait envie de pousser l'accélérateur et de gueuler un
bon coup avec ces barjots parce que le moins qu'on puisse dire, c'est
qu'on a là à faire à de l'énergie brute, du
concentré de furie rapidement communicatif. Entre pop sale et
punk propre, dans cet entre-deux nihiliste assaisonné des
grésillements d'un synthé old school, Loisirs
réussit à développer son propos sans jamais
faiblir le long d'un album qu'on pourrait presque envisager comme un
seul et même titre tant la pression ne retombe jamais, même
si le groupe s'autorise souvent des plages d'accalmies, mais à
tel point élaborées et déstructurées que
celles-ci ne laissent malgré tout jamais l'attention au repos,
un peu à la manière (allez, soyons fous) d'un Sonic Youth
période Dirty mais qui entre temps se serait acheté une
planche de skate. Et la machine se remet en marche, les voix grincent
comme si demain n'existait pas, les cordes des guitares subissent des
assauts frénétiques à rayer du diamant et tout ce
maelström, une fois réduit au silence ne donne finalement
envie que d'une seule chose : s'en resservir une part et prendre sa
caisse pour foncer le plus loin possible en désintégrant
les insectes sur son pare-brise. Pas mal, nan ? 11 octobre 2003 -
Troudair
A
DECOUVRIR ABSOLUMENT - site
Prénommer son groupe Loisirs quand on fait de la musique juste pour le plaisir, il n'y a rien d'anormal. Nommer son premier album glamoroso tient là plus de la bonne blague potache quand on se plonge dans ces onze titres. Quatre garçons NRV avec la même urgence que les fantastiques LIARS, sauf que loisirs ne connaît pas les rudiments de la danse et préfère foncer droit dans le mur plutôt que de faire un pas de côté. Du furibard et communautaire questions, à l'hommage à notre plus grand attaquant de l'histoire (trezegoal), à loisirs de calaminer l'intérieur de leurs instruments, pourfendant l'idée même que la musique adoucie les moeurs. L'urgence de zupergeil, la colère explosive de sémaphore font de loisirs un groupe qui n'est pas de tout repos. En enregistrant les quatre membres devaient être poursuivis par une bande de tueurs en série, car comment expliquer autrement la rapidité tendue et rentrée de 85 ou les atermoiements tasmaniens de sons of disco (humour, toujours). Onze titres sur une ligne grande vitesse et sourde Heureusement nos appareils auditifs sont prêt. Si vous cherchez des loisirs je vous en conseille un. Coup de coeur..
POPNEWS - site
Nouvelle sortie des ruthénois de Dora Dorovitch, Glamoroso de
Loisirs est le disque le plus convaincant de leur catalogue naissant.
Là où les sorties précédentes
pêchaient par un manque de cohérence évident
(Téléfax) ou par un laisser-aller tirant certains titres
vers l'indigent (Panti Will) Loisirs épate la galerie avec un
disque fougueux qui se tient de bout en bout.
Une première écoute suffit à s'en rendre compte,
les titres s'enchaînent et s'écoutent sans effort. Les
détracteurs bourrus parleront de simplicité
intrinsèque au genre musical, pas besoin d'être fin
musicologue pour faire un disque de pseudo hardcore (proche de ce que
peut faire Fugazi) toutes guitares sorties. Pourtant la seconde
écoute (et les nombreuses autres qui suivent car ce disque est
addictif) suffit à envoyer bouler cette bête idée
reçue. Oui, ce disque est bruyant, oui les guitares jouent fort,
le chanteur hurle et l'orgue défouraille à tout va, mais
il y a dans ce bruit et cette fureur suffisamment de structure et de
savoir faire pour tenir à bout de bras une dizaine d'albums. Des
titres comme "Zupergeil" ou "Pâquerette" sont des tubes, des
brûlots que l'on hurle à tue tête sans pouvoir se
contrôler. Et si sur tout l'album, les guitares cirent et la
batterie cogne, pas une seule chanson ne répète sa
voisine. Sans une redite, sans répit et sans pitié,
Loisirs aligne les titres comme s'il voulait abattre un arbre,
méthodiquement, avec force, chaque coup est calculé,
chaque coup porte. Alors oui Glamoroso est peut-être un disque de
pseudo hardcore mais c'est surtout un putain de bon disque.
LIABILITY
- site
" Le meilleur groupe de branleurs américains de Poitiers " est
arrivé. Loisirs est un groupe français qui peut rivaliser
avec tous vos albums de rock agité. Issus de l'écurie
Dora Dorovitch (Telefax, Panti Will), ils sortent " Glamoroso ", leur
premier LP dans une discrétion étrange. Car il y a de
quoi faire avec ces 11 titres de rock détonnant.
Déjà, ils ne sonnent pas " groupe d'emo punk "
français, ce qui est une assez bonne chose. Ils sonnent
différemment, leur son est étrange, parfois fouillis,
plein de surprises. Les influences citées dans la bio du groupe
sont Milemarker, Robocop Kraus, mais dès le premier titre ("
Pâquerette ") on pense aux génies tant regrettés de
At The Drive In, aussi bien pour le chant que pour les guitares sur
tendues qui crient chacune leur tour. Loisirs est un vrai groupe, avec
du talent. Et c'est bien dommage qu'ils ne bénéficient
pas de plus de couverture médiatique. Car très peu
d'albums de cette intensité et de cette qualité viennent
au jour chaque année dans l'hexagone. Les ambiances s'alternent,
on passe des vagues calmes à la tempête sans effort, en
bref que de la musique de caractère, bien étudiée
et enregistrée " live " pour le plaisir de vos oreilles & - par
dorian
NEWCOMER
#38
Contrairement à ce que l'on pourrait croire à la
première écoute, Loisirs n'est pas un groupe anglo-saxon.
Non. Mais bel et bien un obscur combo français, né en
2000 du côté de Poitiers. Très électrique,
adepte du saccadé, des voix plaintives mais hargneuses, d'une
basse généreuse mais au groove implacable, d'un clavier
vintage, la musique de loisirs impressionne par son arrogance et sa
maîtrise. Déflagrations soniques miraculeuses dans un pays
ou la saturation rime généralement avec timidité
et maladresse, voire stupidité. Elliott, Samiam, Fugazi,
Quicksand, Condense, Wire, At The Drive In, Gang Of Four, Wedding
Present, ses morceaux passent de l'agression à l'émotion
la plus brute sans jamais flirter avec l'indécent ou le
grotesque, habituels dans notre cher Hexagone. Ce premier disque "
longue distance " est un miracle. Et une belle promesse d'avenir. Eliot
Massoud.
EXCIT
- site
Loisirs, avec un nom pareil, on pourrait penser que ce groupe prend son
activité musicale à la légère. Eh bien,
détrompez-vous, car ces mecs-là viennent de nous pondre
un putain d'album qui risque d'en surprendre plus d'un.
"Yéyé" émo-core avec un clavier vintage à
la Robocop Kraus, mais la comparaison s'arrête là. Car au
niveau des compos, rien à voir ou presque avec ces-derniers, on
lorgne plus du coté des premiers At-The Drive In, de Milemarker,
de Drive Like Jehu, voire de Kurt, tout en ayant une identité
affirmée. Un album qui apporte un peu de fraîcheur dans un
style qui commence à faner. Un des albums de l'année,
c'est certain. (remich)
KEROSENE #2
Parmi les disques attendus au tournant, celui de Loisirs faisait bonne
figure. Les concerts des poitevins (formé entre autres de
membres de Seven Hate et de Mmoob) avaient laissé des
impressions mi-figue mi raisin, pouvant être des plus convaincant
comme laisser de marbre. Mais c'est ça aussi de jouer sur le fil
du rasoir, de chercher la déstabilisation par un style
situé quelque part entre At The Drive In, Milemarker et Robocop
Kraus, à base de guitares folles et de claviers
déchaînés : avec ce genre de musique, ça
passe ou ça casse & Et plus ça passe, meilleur c'est. Avec
Glamoroso, Loisirs remplit une part du contrat : ce premier album est
très bon. Truffé de plans déjà entendus ici
où là mais très bon. Le point de repère
idéal pour un groupe qu'on ne savait pas trop bien à quel
"niveau" situer. L'énergie est communicative, les passages
calmes-énervés s'enchaînent sans accroche, les
morceaux remuants font leur office, le synthé balance bien
(parfois un poil trop) et on retient vite les structures. Maintenant
que ce " Glamoroso " est en vente libre, qu'on connaît les
morceaux et qu'on sait à quel moment ça swingue, les
concerts risquent dorénavant de se limiter à la
catégorie convaincants et explosifs. Ca tombe bien, ils tournent
! -Dan
ABUS
DANGEREUX #84
À ma grand-mère, qui a moins de références
que vous dans sa discothèque, je dirais que ça ressemble
à du At the Drive-In. Avec vous, on peut aller un peu plus loin
dans les rapprochements, et parler de
post-wave hardcore (lâchons-nous carrément) riche en
claviers, et nous évoquant par là-même des groupes
tels que Milemarker et Robocop Kraus. Pas de Chicago ni de Nuremberg
à l'horizon toutefois, cette bande de furieux et sympathiques
jean-foutres nous vient de la bonne ville de Poitiers (à ce jour
j'ai bien crû y repérer un Mmoob, un ingé son de
Cheval de Frise et je mets une option sur un Seven Hate). On note aussi
un sérieux côté pop, mais bieng squeezé,
comme si Unlogistic se mettait à vouloir faire du Pavement, du
Sebadoh ou du Truman's Water (euh, ça, parfois, ils y arrivent).
Et en plus ils analysent: "Loisirs met la barre haut / c'est plus
facile de passer en dessous"... [Guillaume Gwardeath]
ONLYANGELHAVEWINGS
- site
"Loisirs is the best American band in France !" said SEB WOOd many
times when he heard that the band was to release their first album. I
think I can understand this explanatory statement fully now that I
leisurely intend to review the album. It's true that Loisirs sounds
like American indie bands like Fugazi and Co. But the moog is the key,
you see, they use it for more melodies and more originality. Without it
they might only be another good emo band. The moog sets the pace for
'Pâquerette', the opening track, fast and furious (sorry about
that). The screaming singing is always slightly behind the energy of
the music, or rather drowned in it, incorporated as another instrument.
'Questions' unravels through pop patterns which are stretched and
deconstructed so as to escape their narrowness and elusiveness.
'Trezegoal' is one of my favourite for its changing structure and
constant balance between energy and melody. The ending part's guitar
lines, enhanced by the oddity of the moog, is simply a great piece of
music. The fourth song is an untitled instrumental, softer than the
rest, good but too short. 'Nightshift' maybe more catchy for untrained
ears but confirms me that drums and bass are as much important as the
rest in their music, creating an inventive and solid maze structure for
guitar, moog and voices. 'Semaphore' and '85' reminds of Shellac and
that's clearly positive. When I hear those songs, images from Loisirs'
concerts I attended are revived : the guitarist playing his crazy
melodic distorted parts like an epileptic teddy bear, sometimes singing
too, sweating profusely and jumping around but always keeping his
glasses on; the lead singer bent over his moog in a cathartic way. '3
mr right' appeared on the split 7' 'Theatre dans ton bourg' Loisirs
made with Myra Lee last year, another good American band from Poitiers
(France), only harsher. This one is my favourite, check out by
yourselves. In the end, 'Glamoroso' is an encouraging and astonishing
debut album, refreshing and conducted with energy. If they were not
French, I might label them 'the next big thing'. -Angus 'hidden and
dangerous' Anderson
STNT
- site
Lors de leur premier concert (en compagnie déjà de leurs
copains Myra Lee), Loisirs possédait un son, une identité
musicale qui leur était propre, bien loin d'une
éventuelle pâle copie d'un genre qu'ils auraient
cherché à reproduire ? ! Un split 7'' plus loin, "
glamoroso " fait plus que confirmer cette première impression.
Ce premier album sait coller avec un certain bonheur, à l'humeur
du jour, tantôt jovial et hystérique, il peut tout aussi
bien être perçu comme une décharge de rage et de
sombres sentiments, sans qu'on sache pourquoi ? ! Loisirs c'est aussi
une somme d'influences dont la liste intégrale n'aurait
quasiment aucun sens ici. Malgré tout, il est difficile pour moi
de ne pas penser aux élans guitaristiques de Native Nod
(pré Van Pelt), de Drive Like Jehu, de Navio Forge ou de Fugazi.
La basse peut renvoyer aux jeux groovy, puissant et discret d'Hoover ou
de Sleepy Time Trio. La batterie, pas assez percutante sur le disque,
joue son rôle de machine à rythmes soutenus qui sait
souligner là où il faut, quand il faut, les changements
d'ambiances et appuie les breaks avec classe. Le clavier vintage doit
autant au minimalisme post new wave de Trans Am ou de Milemarker qu'aux
gimmicks ultra entraînantes de the Robocop Kraus. Collé
l'un à l'autre, le duo clavier guitare ainsi que le duel des
deux voix prennent alors toutes leurs ampleurs entre fureur et
mélodies. Mais au-delà de ces références
assez réductrices, le quatuor surprend par une présence
musicale, une énergie et une sincérité redoutable
tout le long de ces onze titres intenses. Dans un esprit
assurément plus " pop ", la musique de Loisirs n'est pas
très éloignée de certains " plans " des cruciaux
the VSS, Shotmaker, Kurt ou de Song of Zarathustra. Loisirs sait
diriger son entreprise sonore avec le petit truc en plus qui fait
que &ça claque sévère ! Et pour l'avoir
écouter sur la longueur, j'avoue n'avoir pas encore
réussi à m'en lasser après de multiples
écoutes ! ! Et c'est peut être comme ça qu'on
apprécie le plus " glamoroso " & dans le temps. C'est l'autre
très bonne surprise de ce premier album réussi ! ! Greg
le 03/11/03
JADE
- site
Loisirs, que quelques indélicats surnomment déjà
Moisirs ( n'est-ce pas, monsieur Furet !) est une formation Poitevine
regroupant en son sein quelques années d'activisme Rock
indé, depuis Moob à Seven Hate en passant par Cut.
Loisirs annonce surtout la non allégeance de Dora Dorovitch aux
chapelles, quitte à perturber un temps l'image du label, quitte
à brouiller la ligne claire des premières sorties.
Loisirs comme nom reste un paradoxe si l'on prend en
considération l'acharnement de ses concepteurs à rudoyer
le son, l'énergie dépensée à faire ployer
le rythme à leur vue. Les influences viennent d'Amérique
du Nord pour l'essentiel, on pense à At the Drive In, à
ses branleurs géniaux de Chez Skin Graft que sont MountShasta
pour l'approche Rock Crade, à la puissance christique d'un
JohnBoy ou d'un Distorted Pony (sublimes albums sur Trance Sundicate)
la lourdeur noise en moins ; aux lignes claires et à
l'énergie intacte et juvénile de Fugazi d'une power rock
barré entre Robocop Kraus et Shotmaker, la justesse
mélodique des Rentals; groupes toujours marqués par une
quête d'évidence, d'essentialité. Les sections
rythmiques tranchantes, les guitares acérés, les silences
pesants, tout cet ensemble converge et semble harmoniser son pas pour
délivrer moments d'agressivité contenue, de ferveur et
d'exaltation enragée &Une belle valorisation de savoir faire. En
résumé : c'est un putain de groupe !!!
www.doradorovitch.fr.st
ROCK &
FOLK
On se souvient d'une France décomplexée, bruitiste et
furieuse, il y a quelques années. Condense, Sloy, Drive Blind et
consorts, des promesses de jusqu'au-boutisme artistique toujours
tenues, des disques fiers, sans concession, bande-son (presque)
idéale d'un pays qui se cherchait. En 2003, c'est
peut-être du côté de Poitiers qu'il faut jeter une
oreille attentive. Loisirs & Un drôle de nom qui pourrait incarner
les valeurs misérables de notre époque, entre
divertissment et consommation. Mais non. Loisirs, quintette
électrique, publie son premier album après quelques
apparitions vinyle. Disque de l'avant ou après chaos,
débordant de rage et d'épilepsie, où le meilleur
de la noise copule sans simuler avec des atmosphères plus
intimistes et où un clavier permet de fuir les évidences
rock. Onze morceaux impitoyables, larmes, cris, rires et crachats
mélés, onze plages on oserait dire miraculeuses, tant la
volonté de ne pas se perdre est palpable. Fugazi,
At-The-Drive-In, Wedding Present, Samiam, Rentals, les
références sont présentes mais ça ne suffit
pas à expliquer la puissance de ce disque, qui transporte plus
qu'il ne berce. Loisirs joue comme si sa vie en dépendait,
alternant hystérie saturée et complainte des abysses,
tapant sec et gueule grande ouverte. " Pâquerette " qui ouvre
l'album et sa basse féroce, ses voix qui se répondent,
ses guitares qui tournoient, " Nightshift " et sa virée nocturne
sans but, " Sémaphore " et sa claustrophobie revendiquée,
autant de raisons de faire confiance à Loisirs. Et à ce
Glamoroso, disque lumineux, anachronique - quel courage !- et beau.
Oui. Simplement beau. - Jérôme Reijasse
POMPOMPURIN
- site
Un petit moment que j'en entendais parler de ce disque... Après
un split avec leurs potes de myra lee en guise d'apéro, ils
remettent le couvert et nous servent un 11 titres bien croustillant!
Le tube "pâquerette" nous met vite dans le bain : une sorte de
punk rock glam emo rock 'n roll à situer entre Robocop kraus et
At the drive in, enfin quelque chose qui donne envie de sauter partout
en chantant dans son peigne quoi! Et ça continue tout le
disque... Une pluie de riffs s'abat sur l'auditeur, pleins d'ambiances
sympathiques, appuyées par l'utilisation d'un clavier.
Derrière les fûts, on retrouve Seb (ancien
batteur/chanteur de seven hate, et actuellement chanteur chez les
même), autant dire que ça plaisante pas! Enfin
façon de parler parce qu'ils ont quand même l'air de pas
mal déconner et sur scène ça doit être pas
mal du tout... Avec des chansons comme"nightshift", "zupergeil" ou
encore "sons of disco", le "meilleur groupe de branleurs
américains de Poitiers" ne devrait pas avoir de mal à
faire parler de lui. Pour un premier album, on peut même dire que
c'est fort réussi, et on attend impatiemment la suite! maddam
POSITIVE
RAGE - site
Et bien, nous voici en face d'un album qui, après avoir
été attendu par le petit microcosme noise-hardcore, a
pour le moins convaincu la quasi-totalité des fanzines, des
radios associatives, et même quelques magazines institutionnels
jusqu'à Rock & Folk ! Leurs outils ? Un hardcore
émotionnel aiguisé, un clavier eighties discret, un
minimum de rock'n'roll dansant en vigueur, un peu d'humour et
d'autodérision, des ex vous savez quoi (sinon cherchez !), et un
savoir-faire indéniable. Du coup, c'est vrai que cet album vous
prend à la gorge aux premières secondes pour ne vous
lâcher que 36 minutes et onze titres plus tard. Et si Loisirs ne
vient pas bouleverser une scène internationale dans laquelle ils
s'inscrivent assez logiquement, on ne peut nier que le niveau
dépasse de loin beaucoup de productions françaises. On
aurait plutôt vu ces gars de Poitiers répéter dans
une cave allemande aux côtés des groupes du label Swing
Deluxe (Robocop Kraus, Maggat, Soave &) ou participer aux mêmes
soirées alcoolisées que les membres de Milemarker ou de
Shotmaker (sans aucun doute les deux groupes de qui ils se
rapprocheraient le plus). Mais non, ces gars-là sont de Poitiers
et montrent qu'ils sont capables de pondre un album hardcore
énergique et sans retenue, tendu et hargneux, émotionnel
et sans fausse pudeur. Un bon cru, brut et nerveux, peut-être un
peu trop sur la corde raide du début à la fin, et sans
doute un peu répétitif sur la longueur, mais pour une
fois, réellement à la hauteur de ses influences. Ne
boudons pas l'événement ! [mg]
NAMELESS
- site
Loisirs est connu pour être le groupe le plus américain de
Poitiers.. On est désolé pour les éventuels
défenseurs de la cause française dans le rock, mais on ne
peut que soutenir cette affirmation... On nous aurait dit que Loisirs
provenait de Washington D.C ou de Chicago qu'on n'aurait eu aucun mal
à le croire... Bien que ni le nom, ni la présentation de
l'album ( avec le titre du premier morceau , "Pâquerette", on est
en droit de s'attendre à un projet électro-minimaliste
chanté en français....) ne jouent en leur faveur pour
arriver à de telles conclusions. Il faut bel et bien
écouter ce "Glamoroso" pour reconnaître le potentiel
indéniable du quatuor. Loisirs allie, avec une facilité
déconcertante, une urgence punk-rock et une intensité
rock-emo du meilleur effet, à moins que ce ne soit l'inverse...
En onze titres détonnants, le groupe convaincra le fan de
Fugazi, Haymarket Riot, At The Drive-In, Milemarker & co, sans
jamais passer pour un petit suiveur sans saveur.
WALKED IN
LINE #22
Après s'être fait remarquer sur un split 45t avec Myra
Lee, les 4 poitevins nous offrent 11 titres, apparemment sans se
prendre au sérieux, mais les apparences sont trompeuses !
Derrière cette déferlante de claviers délirants se
cachent des morceaux surprenants d'intensité. J'adore
Pâquerette qui ouvre le CD, ça me rappelle Oliver Twist ou
encore At The Drive-In, c'est vous dire si c'est bon ! Des chants qui
se croisent entre rage et désespoir, des mélodies qui
tuent, des synthés tantôt délirants, tantôt
mélancoliques, le tou accompagné d'une rythmique intense
: une bonne claque ! Un côté Robocop Kraus s'affirme sur
Questions et des tonalités fugaziennes apparaissent sur
plusieurs morceaux : Trezegaol, Nightshift ou encore 85.
Derrière l'esprit déjanté, on sent que tout est
maîtrisé et on mesure l'éniorme travail accompli
par un groupe formé il n'y a pas encore 3 ans. Dans le genre "
on arrive et on met une bonne claque à tout le monde ", on fait
rarement mieux ! Leurs influences nombreuses sont bien
digérées et le résultat est d'une incroyable
originalité, cf. Zupergeil. A écouter d'urgence pour tous
les fans des groupes précédemment cités. Un groupe
qui trouve ses racines dans ce que le post-punk a donné de
meilleur - Laetitia
BUZZ
Après Téléfax et Panti Will, le label de Rodez
frappe une nouvelle fois en révélant au grand jour un
groupe qui n'était connu que comme " le meilleur groupe de
branleurs américains de Poitiers ". Loisirs, né fin 2000
sous l'impulsion de quatre ex-stars locales devenues " vieilles ",
avait une forte envie de s'y remettre. Ce combo s'est retrouvé
il y a quelques mois au studio de la Nauze, en plein Aveyron, pour y
enregistrer un album. Et quel album ! Glamoroso, ce sont trente-six
minutes de décharge séminale comme on n'en avait pas
reçu en pleine face depuis longtemps. Imaginons une minute des
Cure énervés signer chez Anphétamine Reptile
Records. Les réréfences s'effacdent pour laisser place
à un son, un style, un nom : Loisirs, groupe à faire
écouter d'urgence à la hype jeunes neuneux qui
s'imaginent jouer du rock'n'roll. - FP
ROCKSOUND
Très éloigné du reste du catalogue du jeune label
Dora Dorovitch (Thomas Méry ; Moan, Téléfax), le
premier album de lOIsirs, autoproclamé meilleur groupe de
branleurs américains de Poitiers, tape là où
ça fait mal. Précédé par un split 45t avec
ses potes de Myra Lee et par une sulfureuse réputation
scénique, le quatuor n'est peut-être pas aussi
j'men-foustiste qu'il veut bien le faire croire. Glamoroso est le
premier album d'un groupe possédé par le démon du
jeu. Véritable explosion d'idées, Loisirs touche à
tout avec une ferveur inhabituelle. A la fois punk, post-hardcore, pop
et new wave, ces auqtre excités de la scène pictavienne
(dont un futur ex-Seven Hate et un actuel Mmoob) s'offrent une cour de
récréation de luxe avec la bénédiction de
Robocop Kraus, At The Drive-In, Fugazi, Milemarker ou encore Sonic
Youth. Chaotique mais structuré, bruitiste mais
mélodique, Loisirs bouscule no sens et n'hésite pas
à passer d'une agression totale à une pop intimiste. Une
confusion absolument revigorante. Un premier essai à ne pas
louper. OP
PUNK RAW
Les Loisirs seraient-ils un peu couillons ? En tout cas, ils semblent
aimer en donner l'impression, de leur réputation de branleurs
à leurs photos de bons vieux soulards du Poitou. Comme quoi, il
ne faut pas se fier aux apparences. Glamoroso est loin d'être
l'album d'un groupe j'men-foutiste. Inventif, inspiré, à
la croisée des genres, Loisirs risque de devnir une
référence dans le paysage hexagonal. Un peu comme si on
retourvait dans la même colonie de vacances Robocop Kraus, At The
Drive-In, Pavement et Milemarker. - OP
DEFROCK - site
Loisirs n'est pas un groupe comme les autres, déjà parce
qu'il comprend un ex-membre des regrettés Seven Hate, ainsi que
des "stars" de Poitiers ; et que ces gars-là ont
décidé de ne pas se prendre la tête. Ce qui marque
chez Loisirs, c'est la franchise de ses musiciens. Appuyés par
un clavier magique, les morceaux envoient la sauce, l'ouverture
"pâquerette" étant des plus marquantes. Certes, on pense
beaucoup à At The Drive-In pour le chant et aux Robocop Kraus
pour le coté catchy des compos, mais le tout est
réalisé avec une telle fougue et une telle envie de faire
bouger qu'on ne peut être qu'emballé. Ne se limitant pas
à des plans simplets, on retrouve ainsi des titres plus noisy
donnant une véritable profondeur à l'album ("semaphore").
Un groupe à voir absolument sur scène tant cet album
semble taillé pour le live. Et pour une fois qu'un groupe
français arrive à égaler ces compères
étrangers dans le domaine du post-hardcore, ce serait bien
stupide de s'en priver...
MAGIC #77
Au jeu du mimétisme musical, les
Français de Loisirs sont assurément des champions.
Rarement un groupe aura été aussi hanté, au point
d'en être dépossédé, par une
référence aussi improbable et inimitable que les sorciers
hirsutes de At The Drive-In. Même les plus averis peuvent tomber
dans le panneau. Avec un talent tout à fait bluffant pour
reproduire les arabesques soniques et les coups de gueule de
défunts texans sans faire d'arrêt cardiaque, cette jeune
formation s'identifie trop à son modèle. En optant pour
le chant en anglais, Loisirs oublie sa singularité et s'efface
derrière ses prouesses techniques, certes tout à faitr
enviables et percutantes, mais très mal utilisées. -
Thomas Bartel (2/6)
BUTTERFYZINE - webzine grec
- site
J'ai pu les voir en concert en octobre
dernier et dois avouer que l'expérience ne fut pas
bouleversante. Ca n'a tout de même pas été de la
faute du groupe qui a fourni des efforts admirables et eut une
prestation scénique pour le moins satisfaisante. Tout
simplement, la qualité du son, déjà compromise par
la mauvaise acoustique de la salle, a été ce
soir-là déplorable, ce qui n'a pas aidé le groupe
à conquérir l'assistance et m'a obligé à
rentrer chez moi pour restituer l'impression positive qu'avait
laissée, quelques semaines auparavant, l'écoute
hâtive de Glamoroso.
Et en effet, sur disque, les choses sont sensiblement
différentes : et les intentions du combo deviennent plus nettes,
et les moyens que celui-ci mobilise pour les exprimer sont plus
transparentes. A la jonction des offensives guitaristiques à la
fois lyriques et dysharmoniques que lançait Dinosaur Jr. et du
dérèglement sonore de Pussy Galore, quelque part entre
l'emo primaire de Hüsker Dü et la version progressive du
post/emocore que promeut The Mars Volta, c'est à peu près
sur ce terrain qu'opère Loisirs. Je dis à peu près
car dans le cas de ces français les affirmations ne sont
à émettre qu'avec prudence. Les claviers, par exemple,
expriment des tendances d'autonomie de style, puisque ils trahissent
maintes fois le rock en faveur d'une electronica plus ou moins
élémentaire, tandis que l'album dans son ensemble est
traversé par un vent d'insouciance juvénile qui le rend
assez popy et l'apparente de ce fait aux oeuvres d'emo rock
américain, même s'il ne renie pas tout à fait les
règles et conditions fondamentales de la création emo,
soit : dysthymie, introspection, colère & - c'est peut-être
dans le cadre de cette déviation partielle de la norme emo que
l'on pourrait comprendre la décision du groupe de nommer un de
ses titres " Trezegoal " &
A part des intitulés excentriques, il se trouve que Loisirs est
également capable de pondre des morceaux inspirés, qui
représentent d'ailleurs la majeure partie de l'album. On assiste
à l'incontournable alternance des voix qui caractérise
l'emo, tandis que le tempo des titres fait juste l'objet des variations
nécessaires au maintien de l'intérêt de l'auditeur.
Leurs mélodies sont émouvantes, quand ils
préfèrent qu'elles soient telles ("Pâquerette",
"Nightshift"), leurs cacophonies de guitares sont parfaitement
chaotiques quand ils désirent qu'elles soient telles ("85"), et
leurs morceaux deviennent particulièrement apaisants quand le
groupe juge qu'il doit en être ainsi. Bref, Loisirs semble avoir
une maîtrise absolue sur l'effet chaque fois escompté et
nous offre un album qui atteste de la créativité de la
scène underground anglophone de France, au sein de laquelle ils
seraient tout à fait capables de jouer un rôle de
protagoniste.
X-MIST - distro allemande - site
France's answer to Robocop Kraus...!?
Full album (11 songs) by these nice guys from Poitiers ! Pretty much in
the same vein as ROBOCOP KRAUS, but way more upbeat and with a lot more
power! Let's say like "Robocop Kraus meets Kurt", eh?! Hits with high
energy!
DIEBLUEMCHENTAPETE - webzine
allemand - site
von den wahrhaft begnadeten franzosen
haben wir euch ja bereits einige downloads zur verfügung gestellt.
nun liegt die full-length cd "glamoroso" in meinem cd-player. und was
soll ich sagen: das teil ist wirklich grandios!definitiv einer der
besten releases der letzten monate! Man könnte es sich einfach
machen und neudeutsches vokabular wie - sehr robocop- krausisch -
benutzen. aber das wäre definitv zu einfach. ich seh die jungs
eher mit den berlinern casanova action auf der bühne. klar sind
hier ansätze der robos oder alter 80er new wave artists zu
hören - jedoch mit maximaler intensität und nem gesunden
krachfaktor versehen. meist treibend und druckvoll und der geduld im
richtigen moment mal leiser zu treten. sehr ausgewogen! rockt definitv!
En anglais : we already featured
this great french band posting some mp3 at our site. now i received
their full-length cd "glamoroso" and what should i say: its fantastic.
one of the best releases i received within the last months. I could
take it easy and use new german vocabulary like - "they sound
robocop-krausisch", but that wouldn´t fit exactly. me myself, i
see them sharing the stage with with the casanova action. sure -
you´ll hear robocop kraus- and early 80ies new wave-influences -
but maximized in intensity and filled with the right dose noise. mostly
driving and intense without forgetting some romantic parts. this one
rocks! - Hille
JOIE DE VIVRE ET NOUILLES EN
SALADE
Déjà le split avec MYRA
LEE m'avait bien convaincu, éh bien là, ils confirment.
Putain, c'que c'est bien LOISIRS ! Un clavier analogique, basse
batterie qui avoine bien sans perdre le groove, une guitare son clair
bien aigu qui claque, qui grince qui arrache tout, et des voix
superbement mises en avant, enfin qui se mettent en avant toutes seules
tellement elles sont évidentes et qu'elles ont leurs places ici.
A mi-chemin entre LES SAVY FAV, ROBOCOP KRAUS.. FUGAZI version funky(
?). On me dit que si c'était des américains, ils
passeraient inaperçus (puisqu'apparement, ils ont pas mal de
presse en ce moment..), bon ben très bien, proclamons donc
LOISIRS meilleur groupe Français ! - seb
ROCK HARDI #32
" Le meilleur groupe de branleurs
américains de Poitiers ", lit-on sur la bio de Loisirs. Amusant,
non ? C'est d'ailleurs un peu ça leur truc, à ces
poitevins. Une bio rigolote mais un rock qui déchire sa race.
Les ex-stars locales, comme ils se surnomment eux-mêmes, ont des
sunoms terribles (Tiger, La Machine, Bifi et P'Tit Greg) et une belle
maturité musicale. Ici, on est dans le hardcore pur jus avec une
instrumentation parfois calme mais souvent agressive et des voix qui se
complètent bien. Sûrement le meilleur groupe
américain de Poitiers. Pour les branleurs, on attendra avant de
se prononcer. - JNL
COEXISTENCE OBSCURE - Site
La réponse française
à Milemarker? Si ce n'est pas le cas on en est proche. En effet
Loisirs (nom étrange je vous l'accorde) évolue dans un
registre très proche, à savoir émo rock arty
à relents 80s. Ceci-dit, le groupe de Poitiers a heureusement sa
propre identité, son propre univers visuel. Parfois
torturé, parfois plus atmosphérique, limite
post-hardcore, Loisirs a de forte chance de séduire tout amateur
de rock emo au sens large du terme et saura sans aucun doute se faire
reconnaître -
|